aisyk's thinking

Petites tranches d'infos matinées de points de vues et de réflexions sur la #musiquelibre et son univers...

Article publié le 23 janvier 2007

En allant me promener dans un magasin, je suis tombé par hasard sur ce produit : http://www.amazon.fr/Charango-cl%C3%A9-USB-512-Mo/dp/B000IFRXAC

Une clé USB de 512Mo, avec afficheur numérique, écouteurs... compatibilité annoncée : Windows, Mac, Linux 2.4 (!). Les fichiers sont “transférables et copiables” et la durée de vie estimée à 10 ans avec une limite d'heures (je ne m'en souviens plus). Des albums sur clé USB avec des morceaux librement copiables ? Ceci pour linux, windows et mac ? Tout ceci sur des baladeurs “sony-bmg”, “universal”...

Les choses seraient-elles en train de changer ? Les artistes présents sont ceux qui vendent pas mal, par exemple, on peut citer Mickael Jackson (best of), Lorie, Laurent Voulzy, Yannick Noah, Jamiroquai... Bref que des pointures des charts des majors. Ces clés sont vendues entre 25 et 33 euros, ce qui nous donne grâce à notre comparateur de prix...

Un baladeur entre 15 et 19 euros (en enlevant la tva et autres marges supposées), et un album d'artiste entre 5 et 10 euros... Les majors baissent leurs prix !!! Oh joie ! Maintenant reste à savoir si ce genre d'opérations marketing va se poursuivre sur d'autres supports, même si je vois mal les gens s'emmerder avec 15 clés usb (qui ne se rangent pas comme des disques) pour 15 albums. Dans tous les cas que peuvent répondre les artistes indépendants, les semi-pros qui n'ont forcément pas les mêmes moyens pour baisser les prix ? Le “marché” du disque change, des opérations sont tentées, dans quel but ? Se faire encore plus d'argent sur le dos des consommateurs, ou tout simplement montrer à ses actionnaires que l'entreprise “réagit”, “entreprends”,“innove”, se “modernise”...

Je crois qu'avec ces clés, les artistes vont toucher encore moins d'argent qu'avec le “revenue share” de Jamendo...

C'est un petit témoignage de mon parcours linuxien. De ma curiosité à mon adoption finale. Je préfère préciser quelques trucs : mes usages. J'utilise le logiciel OpenModplugTracker, qui comme son nom ne l'indique pas, est certes open-source mais non disponible sous Linux. J'ai dû utiliser Wine pendant quelques années avant que la team du logiciel indique que Wine était supporté (et testé) par leurs versions... toujours pas de version Linux à l'horizon, pour la team il s'agirait d'un travail de réécriture trop important à réaliser. J'ai aussi quelques usages jeux vidéos, mais pas de manière intensive. J'ai commencé à installer Steam (via Wine, puis nativement) alors que j'étais déjà un utilisateur de Linux.

La genèse

C'est la phase d'expérimentations diverses et variées, celles des tests et le mûrissement de la démarche. – 2001: Tests sur un PC P266MMX 32Mo de Ram (PC “Portable”, Acer Extensa 503) –> installation d'une Slackware 7.0 puis 8.0 – 2002-2003 : Différents tests sur mon PC principal en live-CD par dessus mon installation de Win2K. (Knoppix, Fedora...) – 2004 : Passage à Win XP, puis installation en dual-boot de Ubuntu 5.04 (je ne suis plus passé par Win après).

Le passage

C'est la phase où j'ai commencé à prendre mes aises avec le système et où je me suis senti suffisamment assuré pour me lancer “sans filet” dans l'aventure. – 2005 : Installation de Kubuntu – 2006 : Suppression du Dual-Boot (c'est quoi déjà cette partition qui me prend des Go inutilement ?)

L’assurance

Se sentir de mieux en mieux, gagner en assurance, aider la communauté, apprendre... – 2006 à 2012 : Je suis tous les versions de Ubuntu (LTS comme intermédiaires) jusqu'à la 12.04, en changeant entre Kubuntu, Xubuntu et Ubuntu.

La stabilisation

Devenir un “référent linux” auprès des amis ou proches. – 2013 : ElementaryOS (+ installation chez beaucoup de personnes). – 2016 : Xubuntu 16.04 (PC fixe comme portables) – 2019 : Réflexions pour passer à Manjaro.

Finalement, il m'a fallu près de 4 ans pour être si à l'aise avec le système que je n'avais plus besoin d'un “refuge Windows”. J'ai commencé à devenir une référence “linux” auprès de mes proches 6 ans après que je me sois senti “en sécurité” avec mon système.

Comme quoi, il est à mon sens compliqué de dire à des personnes qui viennent juste d'installer linux qu'elles peuvent être à l'aise et en sécurité tout de suite avec ! ;)

#monparcourslinux

Publié le samedi 6 janvier 2007.

En visitant le site de la Sacem je suis tombé sur cette partie : Et notamment ce passage :

Œuvres non identifiées :

Ce sont des centaines de milliers de chansons, musiques de films, rock, jazz, symphonies, illustrations sonores, etc. que l'on peut entendre partout en France et dans le monde, et qui donnent lieu à des répartitions. Dès lors, certaines œuvres peuvent ne pas être encore répertoriées à la Sacem. Momentanément, les droits qui les concernent ne peuvent être répartis et une recherche est conduite pour que cette répartition devienne possible. Elle s'effectue de deux manières :

La Sacem s'adresse à ses sociétaires pour qu'ils lui transmettent les informations manquantes. Elle interroge les sociétés d'auteurs étrangères. Si ces démarches ne donnent aucun résultat dans un délai de 3 ans, les sommes correspondant à ces œuvres non identifiées bénéficient à l'ensemble des créateurs.

La Sacem est une société privée avec “mission de service public”, c'est notamment grâce à la Sacem que les droits d'auteurs sont reversés à d'autres sociétés de gestion de droits d'auteurs, d'interprètes... Son enquête se déroulerai en deux temps :

  • une partie interne, en essayant d'identifier leurs auteurs sociétaires qui n'ont pas déclaré leurs œuvres à la Sacem.
  • une partie externe où la Sacem interroge les autres sociétés d'auteurs (d'où certainement le délais de 3 ans).

En conséquence :

Toutes les “productions d'artistes inconnus” sont, au bout de 3 ans, reversées aux sociétaires Sacem. Cela transcende les réflexions sur la gestion individuelle des droits d'auteurs, puisque l'on se placerai dans une gestion collective ici. Quid des sommes non reversées ? Peut-on accepter philosophiquement que les sommes générées par les forfaits Sacem et destinées aux artistes sous licence libre diffusion soient reversées à M.Sardou, Lorie et cie ?

Publié le vendredi 29 décembre 2006 Pour donner quelques pistes pour situer mon blog...

Qui suis-je ?

Je suis un “artiste libre”, au sens où je compose de la musique (suis-je donc un artiste ?), et où je la diffuse gratuitement grâces aux licences de libre diffusion (Creative Commons, Licence Art Libre). Je compose depuis environ 1996-97, et depuis tout ce temps j'ai réalisé quelque 450 musique environ, certaines n'étant pas assez finies à mes yeux (comme 99% de mes musiques). Environ 5% de ce que j'ai composé est distribué en licences de libre diffusion sur le site http://www.dogmazic.net.

Pourquoi choisir de distribuer ces musiques là, et pas la totalité ?

J'ai une sorte de rapport bizarre avec mes musiques, comme avec toutes mes créations. J'ai toujours eu du mal à les donner, les vendre, les voir s'éloigner de moi. Je les considère comme étant une partie de moi-même, une extension de mon esprit. J'ai passé beaucoup de temps à sélectionner les musiques que je voulais distribuer sur le net, j'en ai retravaillé pour en enlever des samples copyrightés, pour en refaire le mastering, bref j'y ai passé du temps.

Mais il me semble t'avoir aperçu sur Jamendo...

Pas aperçu à mon avis, j'étais assez visible dans les forums, je faisais des critiques d'albums... J'ai quitté cette plate-forme depuis août 2006. Les raisons sont toujours visibles sur ma page “d'artiste Jamendo” : http://www.jamendo.com/fr/artist/aisyk/ J'ai aussi publié un petit texte récapitulatif de mon “parcours” sur cette plate-forme : https://web.archive.org/web/20070715042831/http://culturelibre.net/article.php3?id_article=354

Que fais-tu en ce moment, tu dors ?

Pas encore, c'est pas l'heure. J'ai créé avec d'autres personnes sur Lyon (Didier de Delgarma, et Florent aka mpop) l'association Musique Libre Lyon pour permettre l'explosion hors le net des musiques libres, leur viabilité économique hors du système marchand traditionnel. Bref, pas trop l'occasion de dormir, mais surtout de débattre entre nous, de présenter la démarche à d'autres, de réfléchir au “modèle” en question, de penser des projets...

Et au niveau de la musique tu continues ?

Ouaip toujours, bien que je sois un peu trop pris en ce moment par l'asso, et plein d'autres choses en parallèle (recherche de boulot, activités associatives au sein de la MJC du Vieux Lyon...). J'ai de gros projets en gestation qui devraient me permettre de mieux exprimer ma musique devant mon “public”.

Super ! Je m'abonne à ton flux rss alors !

Ben fait ce que tu veux.

Tu as d'autres choses à rajouter ?

Oui, tu peux aller voir cette musique si tu veux mieux me connaître :) https://play.dogmazic.net/#albums.php?action=show&album=1096

Publié le mercredi 3 janvier 2007

Dans la jungle des contrats entre les auteurs et les maisons de disque ces derniers profitent souvent de l'incrédulité des premiers pour leur faire signer n'importe quoi. Ici, ce sont Gilbert Montagné et Didier Barbelivien qui après 10 ans de procédures et jugements ont enfin gagné le droit de se tromper dans leurs contrats !

Cour de cassation en cour de cassation, le contrat qu'ils avaient signé en 1983 stipulait que le producteur pouvait faire toutes les modifications qu'il voulait sur les textes et mélodies de l’œuvre “On va s'aimer”. C'est ainsi qu'en 1997, le “On va s'aimer”, s'est transformé en “On va fluncher”. Les auteurs en question s'en aperçoivent, et portent plainte en vertu de leur droit moral et au respect de l'intégrité de leur œuvre en demandant l'arrêt immédiat de la campagne publicitaire et des réparations.

Deux cours tranchent en faveur du producteur en déboutant les auteurs sous prétexte qu'ils ont signé un contrat (et que donc ils savent lire...). En 2003, la Cour de cassation a annulé la décision en précisant que l'auteur ne peut abandonner a priori son droit de regard sur les utilisations sur ses créations même s'il veut s'en dessaisir. Retour à la Cour d'appel en 2004 qui sans dévouer la Cour de cassation stipule qu'une œuvre “populaire” restait dans le “populaire” en étant mentionnée dans la campagne de publicité de Flunch, restaurant “populaire” (parfois on se pose la question si les juges sont des personnes ayant fait des études... juger de la qualité d'une œuvre et en déduire ses utilisations...) . Le 6 décembre 2006, la dernière décision de la Cour de cassation reprenait le principe qu'elle avait énoncé en 2003 en donnant raison aux deux plaignants.

Conclusion : Les clauses “ND” des Creative Commons seraient caduques en vertu de la jurisprudence ? (la Cour de cassation étant la plus haute juridiction dans ce pays)

Source : https://www.leclercq-avocat.com/actu-avocat-droit-moral--une-application-du-droit-au-respect-de-l-oeuvre-97.html

Publié le samedi 25 novembre 2006.

Ancien « artiste jamendo », mais surtout ancien acteur en terme de réflexions, critiques, avis sur les espaces communautaires du site (forums, critiques d’œuvres…), j'ai quitté cette plate-forme en masquant mes albums en août 2006. Nous sommes en novembre 2006, je tente ici de faire le point sur cette démarche.

J'ai découvert Jamendo par le biais des débats sur la loi DADVSI, je m'intéressais à ces débats qui me semblaient importants, en tant qu'artiste mais aussi en tant que téléchargeur sur les réseaux p2p. Mon parcours musical étant très long (près de dix ans) mais aussi en pointillés selon certaines périodes, je reste un « musicien amateur » dans le sens ou je n'espère pas en vivre et je n'espère pas une diffusion à grande échelle des mes créations. Je reste malgré tout attaché à un projet plus concret pour ma musique pour lui donner une forme plus directe avec le public (concert), et je suis dans une logique de projet sur le long terme. J'explique ma présence sur Jamendo par différentes raisons. La première, c'est de vouloir contribuer au mouvement du « libre » en général, issu du logiciel libre qui ouvre les portes à énormément de possibilités pour les créateurs et leur public. La seconde, vouloir utiliser le p2p d'une autre manière, avoir un usage en accord avec mes idéaux, partager les savoirs hors de toutes utilisations commerciales, hors de tout commerce. La troisième, découvrir des artistes inconnus, découvrir un autre monde culturel immensément présent dans le quotidien des milieux culturels alternatifs mais absent des médias, de la reconnaissance « publique » des institutions, voire même des commerçants qui se disent défenseurs de la « diversité culturelle »… autre concept galvaudé pour justifier toutes les dérives d'un système inégal de rétribution aux artistes. J'y verrais une quatrième raison, plus personnelle dans le sens où mes créations ont rencontré quelques oreilles avisées et la démarche de les offrir au plus grand nombre m'a séduit.

1/ Pourquoi m'être investi dans la « communauté Jamendo » ? C'est une question qui avait déjà été posée sur le site en lui-même. J'avais répondu en disant que la démarche me plaisait, que mettre à disposition mes créations pour toutes les oreilles attentives était une démarche qui allait de soi pour moi, que cela me permettait de rencontrer des avis différents, de discuter, et de rencontrer d'autres artistes. Aujourd'hui, je l'analyserai plus finement en ajoutant le côté « militant » à la démarche. Les débats sur la loi DADVSI étant très présents dans les médias que je consultais (Ratiatum, Pc-inpact, Libération…), j'étais imprégné par la certitude que les cultures, pour exister, doivent être partagées, diffusées, commentées, et de plus j'étais persuadé qu'une entreprise comme Jamendo pouvait aider à construire une légitimité à ce partage. Je reste toujours un fervent partisan du partage des cultures, dont l'accessibilité doit être garantie par les pouvoirs publics car je crois que c'est un problème qui concerne tout le monde. Mais je ne crois plus aux « promesses » du modèle de « troisième voie » de Jamendo qui n'en est pas un, mais plutôt une escroquerie intellectuelle qui fait croire à ceux qui l'utilisent et participent à la vie de ce site qu'ils œuvrent pour une meilleure reconnaissance des artistes « libres ».

2/ Les raisons de la colère. Parce que pour moi toute démarche dans ce sens se doit d'avoir une cohérence, des bases idéologiques solides et pas un fourre-tout qui accepte tout sauf la critique de son propre modèle et qui entretient un flou sur ses buts et motivations. Jamendo est un site qui accepte des artistes sous contrat Sacem. Cette société n'autorise pas ses sociétaires à mettre leur musique à disposition du public sur Internet, même de leur propre chef et à titre gracieux : seul le streaming sur le site officiel de l'artiste est autorisé. En acceptant ces œuvres, Jamendo crée des conditions illégales de jouissance des œuvres déposées sur le site. Pour les exemples d'artistes sous contrat Sacem, citons par exemple : Myassa, Le Cri du Chat… (http://www.jamendo.com/fr/forums/discussion/3953/en-supposant-que-certains-artistes-naient-pascompris/). Ceux-ci déposent leur musique, d'autres créent un compte pour seulement annoncer leurs concerts, comme par exemple Khaban'… (http://www.jamendo.com/fr/artist/khaban/) ou Noe (http://www.jamendo.com/fr/artist/noe/). Dites moi que tout cela n'est pas fait pour amener du trafic pour que les visiteurs regardent les publicités du site !

D'autres griefs à l'encontre de Jamendo, bien sûr… Le fait en premier lieu d'utiliser les artistes dans une fin commerciale et avec un « service » totalement flou au niveau du fonctionnement (avez-vous déjà essayé d'avoir, en tant qu'artiste contributeur à l'entreprise, ne serait-ce que les comptes ou bilans de cette dernière ?). Les publicités pour SFR, Bouygues, Endemol en première page du site, puis sur les pages artistes… qui contredisent totalement le discours énoncé sur la musique libre. Ils veulent faire la promotion des artistes indépendants mais font un gros encart publicitaire voyant, clignotant et sonore à un modèle qu'ils dénoncent… du bout des lèvres parfois (http://www.jamendo.com/fr/forums/discussion/6727/le-topic-ou-on-dit-merciaux-maisons-de-disques/#Item_19).

Apporter du contenu musical, éditorial (les critiques, les forums et ses longs posts), doit se faire avec une rétribution, logique pour tout travail. Et la seule rétribution communément admise pour les artistes sur le site, c'est la visibilité qu'il apporte… on rentre ainsi dans le même système qu'une major qui va dire à un groupe, qui se sera produit en première partie d'une grande star française – qui se produit dans des stades – et qui aura touché 150€ à partager en 5, « tu es déficitaire, contente toi de ça si tu veux qu'on te rappelle ». Et n'allez pas demander à ces esclavagistes des droits d'auteurs ou un quelconque contrat de travail : « vous n'êtes pas là pour nous faire chier, si vous êtes pas content, cassez-vous ». Jamendo dit « faire partie de la communauté de la musique libre », mais que font-ils pour cette « communauté » ? Ils existent et pour eux c'est déjà bien, ils n'ont rien d'autre à faire… les initiatives libres, les festivals ? Relégués à un petit encart dans la section « communauté » en bas de page qui ne prend en compte que des flux RSS (donc pas de travail de rédaction). Quand on est présent sur Jamendo, on fait partie de la « communauté Jamendo », on devient un « artiste Jamendo », avec de « la visibilité Jamendo », et de « l'avoine Jamendo » pour vous faire taire.

Voilà, en espérant que ces quelques lignes feront réfléchir certains artistes quand à leur « engagement » dans la société Peermajor éditrice de Jamendo.com. Je voudrais préciser que je n'ai rien contre les personnes qui font partie du public de Jamendo (ceux qui font vivre les forums du site, ceux qui critiquent, ceux qui font des blogs d'actualités, ceux qui font des émissions de webradio…), je critique essentiellement le fonctionnement du site et sa prétendue « recherches de troisième voie » qui n'en est pas une.

Aisyk

Ce texte est librement diffusable selon les termes du contrat Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France. http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/

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Ceci est mon premier article sur ce blog. Je vais migrer quelques écrits anciens sur ce blog, restez connectés !

(plongée dans les méandres de la culture libre 2005-2010 (facile))